Alors que la Belgique voit son nombre d'hospitalisations et de contaminations se stabiliser, les décès dans les maisons de repos continuent, eux, à grimper. La situation inquiète les membres du secteur qui pointent du doigt la responsabilité du gouvernement. Pour le député cdH, Georges Dallemagne, il est clair qu'il y a eu un problème. "Nous avons largement loupé le début de la crise du coronavirus", estime-t-il au micro de La Première. "En se focalisant sur les hôpitaux, on a laissé de côté les maisons de repos. On aurait dû plus protéger ces personnes à risque, il était évident que les personnes âgées allaient être impactées".

Le député cdH plaide toutefois pour que les visites en maisons de retraite soient à nouveau autorisées. "Elles sont essentielles, s'explique-t-il sur les ondes de La Première. Pour les résidents, leur famille, c'est primordial. Il faut leur permettre de renouer le contact et cela peut se faire sans risque. Il faut avoir du gel hydroalcoolique, des masques,... Cela peut être possible dans de nombreuses maisons de repos".

Le conseil national de sécurité avait annoncé ce mercredi 15 avril autorisé de telles visites à certaines conditions. Seul un membre de la famille - en bonne santé - pouvait se rendre auprès de la personne âgée. Les autorités ont toutefois fait marche arrière au vu du tollé suscité par cette levée des restrictions. Une décision que regrette Georges Dallemagne. "C’est indispensable de réinstaurer ces visites sinon on va voir des personnes qui vont se laisser mourir de chagrin, de tristesse", avertit l'homme politique.