Le nationaliste fait référence à l'ouverture faite par le PS pour mettre en œuvre des réformes institutionnelles et redistribuer des compétences.  Comme le président du PS, Paul Magnette, le président de la N-VA a également publié un message vidéo sur Twitter après avoir accepté la mission du roi Philippe. Dans ce discours, Bart De Wever explique pourquoi il a accepté la mission du roi Philippe de tenter de former un gouvernement avec Paul Magnette. 


Dans la séquence, Bart De Wever répète la position de la N-VA selon laquelle la Belgique est "totalement en panne sur le plan institutionnel". Pour De Wever, le fait que le PS ait indiqué vouloir revoir ce cadre institutionnel est "une piste à explorer".

Le président de la N-VA souligne également le contexte particulièrement difficile. La crise sanitaire sera suivie d'un "coup de tonnerre économique", qui "nous coûtera certainement beaucoup en Flandre". De plus, De Wever souligne l'absence d'un gouvernement fédéral fort, faisant référence à un navire "sans gouvernail". "Les problèmes doivent être abordés maintenant", a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, Bart De Wever s'était exprimé sur les ondes de Radio 1, et affirmé ne pas voir d'autre solution que de trouver un compromis entre son parti et le PS. "Nous devons essayer. Les éléments sont sur la table. On sait très bien ce que nous voulons et ce que les autres veulent. On verra bien si un compromis est possible. Je pense que ça vaut la peine d'essayer. Je ne sais pas très bien ce que l'on peut faire d'autre, à part organiser des élections. Mais quelque chose me dit que le résultat de ces élections n'améliorera pas la gouvernabilité de ce pays, au contraire", a déclaré M. De Wever ce lundi matin.

Le président de la N-Va et son homologue du PS Paul Magnette ont été reçu au Palais royal dans l'après-midi. Le Roi les a chargés de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d’un gouvernement qui s’appuie sur une large majorité au parlement. Ils remettront un premier rapport le 31 juillet.