Le président du SP.A, Conner Rousseau, a décliné une invitation de Georges-Louis Bouchez (MR), Joachim Coens (CD&V) et Egbert Lachaert (Open Vld) à se rendre à une réunion avec les 6 partis (MR, Open Vld, CD&V, CdH, N-VA et sp.a). La coalition Arizon a du plomb dans l'aile.

"Une note de base équilibrée sur la politique de relance est prête. Cet après-midi, 6 partis ont été invités à en débattre en vue de négocier. Malheureusement le Sp.a a refusé l'invitation. Si nous voulons des solutions, il faut au moins avoir le courage d’écouter", a tweeté Georges-Louis Bouchez, président du MR.


Il s'agissait d'expliquer aux partenaires le contenu de la note rédigée par les trois informateurs en présence des 6 partis de la potentielle coalition. La réunion a été annulée suite au refus de Conner Rousseau puis de Maxime Prévot d'y participer. Pour le SP.A, cette réunion à 6 n'est pas ce qui a été convenu ce week-end. Pour rappel, la semaine dernière, le président du SP.A a remis une note au trio fixant ses conditions (soins de santé renforcé, plus grande contribution fiscale des grandes fortunes et des multinationales). Pour entamer les négociations pour la formation d'un gouvernement. L'enthousiasme des socialistes flamands apparaît à tout le moins très limité... " Ce n'est pas une tentative sérieuse de donner suite à ce qui a été convenu ce week-end, à savoir qu'il y aurait une réunion à 3 + 1 (MR, Open Vld, CD&V et SP.A) où nous recevrions des garanties substantielles", a déclaré Conner Rousseau depuis le siège du SP.A sur la VRT. "Ils ont maintenant choisi une voie différente." Les socialistes flamands se disent toujours prêts à poursuivre des discussions de fond. Mais ils souhaitent d'abord des clarifications sur le fait que leurs propres demandes ont bien été incluses dans une note du trio. "Nous n'allons pas participer à un achat à l'aveugle", a-t-il encore ajouté.


"Aucune autre consultation bilatérale n'a été promise. Au contraire, et on a bien expliqué pourquoi. Cela ne serait pas non plus équitable pour les autres partenaires potentiels, qui avaient beaucoup moins de contacts avec les trois présidents. La note est prête. Venez écouter", a tweeté de son côté le président de l'Open Vld.

Il s'agit d'un nouveau blocage dans les négociations, 13 mois après les élections et alors que le mois de septembre a été fixé par les partis comme deadline pour trouver une solution pour éviter un retour aux urnes.

Ce lundi midi, à la sortie de son bureau politique, Maxime Prévot, président du CDH, a fait savoir que les conditions pour que son parti intègre une coalition Arizona n'étaient pas remplies à ce stade. Dans un communiqué de presse, le CDH dit toutefois rester sur le principe "disponible pour une réunion de cet acabit."

"Toutefois, aujourd’hui, le cdH doit déplorer le manque de sérieux avec lequel il a été considéré. Il s’interroge aussi sur la méthode suivie par le trio présidentiel. En effet, il n’y a guère eu de réunions préparatoires entre les trois "informateurs" et le Centre Démocrate Humaniste comme il y en a eues avec d’autre(s), si ce n’est une seule et unique rencontre il y a deux semaines", précise encore le CDH qui s'estime trop peu considéré. "Un premier document a pu être remis, mais il n’y a pas pu y avoir d’échanges et de débats sur nos propositions. Nos priorités n’ont pas, jusqu’ici, pu être exposées et défendues auprès du trio. Leur méthodologie induit donc que tous les invités ne partent pas sur un même pied d’égalité pour entamer un premier round de rencontres."

Et le CDH de préciser ses priorités telles que le refinancement des soins de santé ou de la Justice. 

Selon Georges-Louis Bouchez, "le CDH a refusé car le Sp.a a refusé". "J’ai d’ailleurs le message de confirmation de participation à la réunion du président du CDH qui conditionne sa présence à celle du SP.A", a-t-il encore tweeté."

"L’incertitude de la présence du Sp.a, qui, en cas d’absence, rendrait de surcroît la réunion caduque", écrit encore le parti de Maxime Prévot. "Le cdH suggère au trio de postposer la réunion plénière sollicitée et de reprendre contact de manière plus approfondie et respectueuse avec toutes les parties."

Les entretiens bilatéraux devraient encore continuer.