Le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) s'est dit satisfait, jeudi, de la décision du gouvernement bruxellois de le suivre dans sa demande d'appuyer sur le bouton pause dans le dossier des nuisances sonores engendrées par le trafic aérien de et vers l'aéroport national. Pour lui, cette décision est à considérer comme un cadre de poursuite des discussions, en ce compris à l'issue du conflit d'intérêt. Le gouvernement bruxellois a décidé jeudi matin de maintenir sa décision d'appliquer intégralement l'arrêté fixant une limite au bruit des avions qui survolent la capitale, mais il se dit favorable à la poursuite du dialogue initié par le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) et assure qu'aucune amende ne sera perçue avant au grand minimum un an à un an et demi, ont annoncé jeudi midi le ministre-président Rudi Vervoort (PS) et la ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Fremault (cdH). La ministre bruxelloise de l'Environnement a souligné qu'entre le moment du constat de l'infraction et le paiement de l'amende, il se déroule au minimum un an à un an et demi, voire deux ans, en vertu de la procédure en vigueur.

"Le ministre-président Geert Bourgeois constate que le gouvernement de la Région de Bruxelles-capitale donne suite à sa demande d'activer le bouton pause. Seule la verbalisation des entreprises sans la perception des amendes créera de l'incertitude juridique, et c'est regrettable", a commenté jeudi en début d'après-midi, le cabinet de M. Bourgeois.

Pour celui-ci, la décision bruxelloise est à considérer comme un cadre pour poursuivre la discussion, y compris au-delà du conflit d'intérêt. "Il y a matière à oeuvrer ensemble à une solution constructive. Nous appelons le ministre (ndlr: fédéral de la Mobilité) François Bellot à venir maintenant également avec des propositions", a-t-il conclu.

Le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) a lui aussi estimé que par sa décision, le gouvernement bruxellois faisait preuve d'une volonté de poursuivre la concertation. "La dynamique de négociation peut se poursuivre", a-t-il commenté via son porte-parole, lequel a souligné que cette attitude correspondait à l'appel lancé mercredi par le ministre Bellot, au Comité de concertation.

Selon ce même porte-parole, les groupes de travail mis sur pied pour plancher sur différents thèmes peuvent poursuivre leurs échanges.

Un premier groupe de travail est chargé d'oeuvrer à la problématique de l'accord de coopération à conclure entre les différentes entités. Un autre examine la question de la prolongation de la nuit aérienne de 6 à 7h, et de la fiabilité des mesures du bruit des avions.

Un troisième se penche sur les conséquences possibles des différentes actions en justice intentées à différents niveaux par différentes parties en ce compris le gouvernement bruxellois.