Face au rebond épidémique qui touche tout particulièrement Anvers, les autorités ont décidé d'adopter une série de mesures strictes. Port du masque généralisé, couvre-feu... La Province a drastiquement durci le ton ce lundi 27 juillet, pour tenter de reprendre le contrôle sur ce qui ressemble à une seconde vague. S'exprimant sur ces mesures ce mardi matin auprès de nos confrères de la RTBF, Bart De Wever a souligné son inquiétude pour les "autres grandes villes" du pays. "Nous avons la chance à Anvers d’avoir des contacts étroits avec des gens en première ligne. Nous avons ainsi les données rapidement, plus rapidement qu’ailleurs dans le pays", a détaillé le bourgmestre d'Anvers, s'interrogeant sur ce que les autres agglomérations "savent de la situation".

Les propos du nationaliste flamand ne sont pas passés inaperçus, suscitant le courroux de certains élus de ces fameuses grandes villes, comme le rapporte la RTBF. Ahmed Laaouej (PS), bourgmestre de la commune bruxelloise de Koekelberg, a fustigé l'attitude de Bart De Wever. "Acculé et mis face à ses responsabilités, le bourgmestre d'Anvers préfère pointer Bruxelles et les autres grandes villes, a réagi sur Twitter le chef de groupe socialiste à la Chambre. Qu'il assume ses responsabilités au lieu de persifler."



Du côté de Liège également, les déclarations du président de la N-VA ont fait grincer des dents. "Occupe-toi d'abord de la tienne (ville, ndlr.)", a écrit Christine Defraigne (MR), première échevine de la ville de Liège, sur le réseau social à l'oiseau bleu.



>>Alain Maron: "Les déclarations de Bart De Wever sont un pur écran de fumée"