Politique belge

Le président de Défi, Olivier Maingain, dénonce l’hypocrisie des partis impliqués dans l’affaire Publifin. Il avance des propositions pour réformer la gouvernance politique.Dans le Kazakhgate, il pointe l’attitude de l’ancien ministre de la Justice Stefaan De Clerck.

Olivier Maingain présentera dimanche les têtes de liste de son parti pour les élections communales de 2018. C’est tôt. En attendant, le président de Défi ne mâche pas ses mots quant aux affaires wallonnes.

Les révélations sur l’intercommunale Publifin vous ont-elles surpris ?

Oui. Nous n’avons jamais eu de représentants dans ces instances. J’en ai ras-le-bol de ce bal de l’hypocrisie. Personne ne va croire que ce système a été décidé par quelques membres d’un comité de secteur d’une intercommunale. C’est un système négocié politiquement et concerté entre les partis.

Paul Furlan (PS), ministre wallon des Pouvoirs locaux, dit n’importe quoi, selon vous ?

Tous ceux qui, de M. Furlan (PS) à M. Jeholet (MR), feignent de tout découvrir et donnent le sentiment que cela s’est fait contre la volonté des responsables de leur parti, prennent les citoyens pour des naïfs. La première chose à faire est de sanctionner les administrateurs de Publifin qui ont mis ce système en place. M. Drion "se sacrifie" en quittant la commission de déontologie du CDH ? On s’en moque ! La véritable sanction, c’est que lui et tous les autres participants soient démissionnés et sanctionnés. Qu’on se donne les moyens de les révoquer.

Tous les administrateurs de Publifin doivent démissionner ? Stéphane Moreau, patron de Nethys (détenue par Publifin), aussi ?

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