Selon elle, la crise sanitaire a montré au contraire la nécessité d'avoir plus de médecins. Des discussions ont lieu entre les partis francophones et flamands de la majorité Vivaldi sur le dossier des numéros Inami qui, depuis 20 ans, suscite la controverse entre le nord et le sud du pays, rapporte vendredi "Le Soir". 

Les membres flamands du gouvernement pousseraient les francophones à accepter une sélection à la fin des études en échange d'un nombre accru de numéros Inami. En 2018, l'ex-ministre de la Santé, Maggie De Block, avait tenté d'imposer des "attestations de contingentement" en fin de cursus afin que les quotas fédéraux décidés pour les nouveaux médecins pour 2025 et les années suivantes soient respectés, mais le ministre francophone de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, s'y était fermement opposé. D'après le quotidien, le point devait être abordé ce vendredi en comité ministériel restreint, mais il a été reporté, faute de consensus.

Un concours régit déjà l'entrée des études de médecine, a rappelé la ministre socialiste. "On a déjà mis des règles de concours au départ. Aujourd'hui, dans le contexte actuel, quand on voit le nombre de médecins que l'on recherche du côté francophone, ce serait stérile et contreproductif de mettre des barrières en plus, c'est plutôt l'inverse qu'il faudrait faire", a-t-elle expliqué sur les ondes de La Première.

"On a une crise sanitaire qui a montré qu'on a besoin de professionnels de la santé, de médecins généralistes et de spécialistes. L'idée n'est pas de bloquer mais d'ouvrir", a-t-elle ajouté.