"Je crois dans la capacité du Premier ministre" Charles Michel à trouver une solution à l'impasse du gouvernement fédéral sur le pacte de l'Onu sur les migrations, a déclaré lundi la présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten sur les ondes de la VRT (Radio Eén).

Tout comme le président du CD&V avant elle, Mme Rutten dit vouloir éviter des élections anticipées. "Personne ne pourrait défendre un message. Les gens sont allés voter en octobre, ils doivent y retourner en mai, ce serait fou de convoquer en plus des élections anticipées". La présidente des libéraux flamands se rassure quelque peu en entendant la N-VA affirmer ce week-end qu'elle ne comptait pas faire chuter le gouvernement. "Nous avons pu faire de bonnes choses. Ce serait dommage de tomber si près du but".

Si elle apporte son soutien au Premier ministre, partisan du Pacte sur les migrations, elle dit aussi comprendre la position de la N-VA. "Si cela vit au sein de la population, on doit l'entendre". Mme Rutten se rallie à l'idée d'une déclaration interprétative jointe au pacte pour éviter tout malentendu, par exemple concernant le regroupement familial, et souhaite que M. Michel se rende en personne à Marrakech la semaine prochaine pour approuver le pacte.

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Wouter Beke (CD&V): une chute du gouvernement signifierait chaos et temps perdu

Le président du CD&V Wouter Beke a plaidé lundi dans De Ochtend (VRT radio) pour une sortie de l'impasse actuelle au sein du gouvernement fédéral sur le Pacte de l'Onu sur les migrations, un texte sur lequel la N-VA menace la stabilité de l'équipe Michel. "Personne n'a intérêt à ce qu'il y ait des élections anticipées", croit savoir M. Beke. "Là où il y a une volonté, il y a un chemin", ajoute-t-il. Il affirme ne pas comprendre pourquoi la N-VA "freine si soudainement" sur le pacte de l'Onu, après deux années de négociations.

Pour le président des chrétiens-démocrates flamands, le Premier ministre Charles Michel doit bien se rendre au sommet de Marrakech (Maroc) le 10 décembre prochain pour approuver le Pacte.

M. Michel aurait préparé ces derniers jours une proposition pour sortir de l'impasse, après concertation avec plusieurs collègues européens. Wouter Beke dit espérer "une solution intelligente". Il veut absolument éviter une chute du gouvernement, dit-il. "Cela signifierait trois mois de chaos jusqu'aux prochaines élections, ce serait du temps perdu. Les gens sont préoccupés par le climat et par leurs revenus, les employeurs par la pénurie sur le marché du travail".

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