L’opposition MR au Parlement bruxellois voulait la transparence sur la non-gestion du service d’incendie.

L’audit de la Cour des comptes était pourtant cinglant. Au sein du service d’incendie de la Région bruxelloise, le Siamu, la loi sur les marchés publics a été violée gravement à de très nombreuses occasions. Le MR avait dénoncé dans "La Libre" ces dérives au sein de la direction opérationnelle (les pompiers). Vincent De Wolf, le chef de groupe libéral au Parlement bruxellois, réclamait l’instauration d’une commission spéciale pour faire toute la lumière sur ce scandale. Refusé… La décision, décevante pour le MR, a été prise vendredi.

Auditions au Parlement

"Il est indispensable de voir clair dans cette situation, déclare Vincent De Wolf. Face au refus de mettre sur pied une commission spéciale ou d’enquête dans l’immédiat, le MR a obtenu que lors de la prochaine commission des affaires intérieures, mardi prochain, soit déterminé un calendrier d’auditions des personnes visées par le rapport de la Cour des comptes, de même que les rapporteurs de la Cour des comptes, qui auront lieu au Parlement."

Pour rappel, la Cour des comptes avait pointé une série d’achats de fournitures et de services (carburant, électricité, assurances, télécom, etc.) réalisés en dehors de toute procédure formalisée de marché public ou encore le recours abusif et illégal à la procédure négociée (dépassement du seuil, recours à prestataire unique) et le fractionnement de marchés.

L’audit relevait aussi l’absence de contrôle du respect de la réglementation par les gestionnaires des marchés qui sont isolés. Toute la qualité de la procédure de passation des marchés publics pèse sur leurs seules épaules, et cela engendre une augmentation du risque de fraude.

Vincent De Wolf avait ensuite dénoncé dans "La Libre" la politique d’engagement au sein du Siamu qui, sans réel cadre, permet selon le chef de groupe MR, de politiser la sélection du personnel. Vincent De Wolf visait en particulier le PS.

Mais ces constats n’ont pas suffi à décider les parlementaires à créer une commission spéciale, donc. En revanche, les députés de la majorité régionale bruxelloise semblaient dès mercredi dernier disposés à mener des auditions au Parlement.