"Il y aurait une logique" à organiser de nouvelles élections en septembre car "le monde d'après doit vraiment être différent de ce qu'était le monde d'avant", mais "pour des raisons matérielles, cela paraît impossible", affirme jeudi le président du PS Paul Magnette dans les colonnes du Soir et de Sudpresse. "À partir du moment où l'on doit poser des choix qui vont redéfinir un vrai pacte social et écologique pour les prochaines décennies, il y aurait une logique politique à consulter les citoyens, à procéder à des élections", reconnaît M. Magnette, alors que l'idée d'un retour aux urnes vit dans les rangs socialistes.

"Mais on ne sait pas quand le déconfinement complet pourra être organisé et on n'imagine pas organiser des élections avec 1,5 mètre de distance entre les personnes dans les bureaux de vote. Pour des raisons matérielles, cela paraît impossible", expose-t-il.

Le président du PS veut essayer de former un gouvernement sur la base du Parlement existant.

"Moi, je compte sur ceux qui, jusqu'ici, disaient: 'On dépense trop', 'Il faut faire des économies dans les soins de santé', mais qu'on n'entend plus du tout depuis quelques semaines. Au contraire, ils appellent l'État à la rescousse. (...) Prenez l'impôt sur la fortune (...): il y aura un défi énorme pour le financement de la Sécurité sociale dans les prochaines années. J'ai l'impression que là aussi, les lignes bougent. On lit un certain nombre d'économistes, en Flandre en particulier, qui osent le débat", fait-il observer, aux côtés du secrétaire général des mutualités socialistes (Solidaris) Jean-Pascal Labille et du président de la FGTB Robert Verteneuil.