Le président du PS, Paul Magnette, espère que des négociations en vue de former un nouveau gouvernement pourront s'ouvrir à la fin juin, quand les pouvoirs spéciaux auront pris fin, et aboutir d'ici la fin septembre, voire début octobre quand la Chambre fait sa rentrée officielle. 

En compagnie de son homologue flamand, Conner Rousseau, M. Magnette reprendra ce week-end les consultations des huit autres partis associés aux pouvoirs spéciaux (N-VA, MR, Open Vld, CD&V, Ecolo, Groen, cdH et DéFI) en vue de dégager les priorités pour un programme de gouvernement et un plan de relance. Un rapport devrait être présenté dans le courant de la semaine prochaine.

M. Magnette reste discret sur les possibilités de coalition, un sujet inextricable avant que n'éclate la crise du coronavirus. Il reconnaît toutefois des "difficultés" avec la Vivaldi, soit la coalition associant socialistes, libéraux, écologistes et le CD&V, sans la N-VA. "Les coalitions, on ne sait jamais. Mais on voit qu'il y a des difficultés à vivre sur cette coalition proposée par le MR il y a quelques mois", a-t-il déclaré, interrogé mercredi sur le plateau de RTL-TVi.

Est-ce à dire que le PS est prêt à accepter une coalition avec la N-VA? "Personne n'est inévitable, le PS non plus d'ailleurs. Ce qu'il faut c'est essayer de dégager qui veut s'engager pour un plan de relance et des mesures fortes", a expliqué le président socialiste.

Parmi les priorités du PS, figurent une augmentation des allocations de chômage pour faire face aux milliers de pertes d'emploi qui s'annoncent et un plan d'investissement.

La crise a fait bouger les positions de certains partis, selon M. Magnette. "Ceux qui disaient 'il faut faire des économies dans les soins de santé' n'osent plus le dire aujourd'hui", a-t-il fait remarquer.