"Je suis totalement d'accord avec les travailleurs", a ajouté M. Magnette, tout en récusant qu'il s'agisse d'une grève contre le gouvernement fédéral (dont le PS fait partie avec les familles libérales et écologistes, ainsique que le CD&V, NDLR). "C'est une grève contre les patrons", a-t-il souligné.

La CSC (chrétienne) et la FGTB (socialiste) ont appelé mercredi à l'organisation d'"une large journée d'actions assortie de grèves dans diverses entreprises et organisations du pays" dans le secteur privé. Les syndicats exigent que les secteurs en bonne santé malgré la crise puissent accorder des augmentations de salaire supérieures à 0,4% - la marge salariale plafonnée à 0,4% pour les deux prochaines années, fixée par le Conseil national du travail (CNT) - alors que le patronat fait valoir la faible marge de manœuvre en cette période de crise sanitaire et économique.

Le syndicat libéral, lui, n'appelle pas à la grève mais mènera des actions de sensibilisation.

Les syndicats souhaitent que la norme salariale ne soit qu'indicative, ce qui permettrait aux secteurs en bonne santé (le secteur pharmaceutique ou celui de la distribution entre autres) de dépasser le chiffre de 0,4%.

Bouchez dénonce l'"irresponsabilité dangereuse" de l'appel à la grève nationale

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a dénoncé dimanche l'"irresponsabilité dangereuse" dont font preuve selon lui les syndicats CSC et FGTB en lançant un appel à une journée nationale d'actions assortie de grèves dans les entreprises et organisations du pays le 29 mars.

"Organiser une grève lors de la pire crise économique depuis la deuxième guerre mondiale illustre une irresponsabilité dangereuse", a-t-il affirmé sur Twitter.

"J'aimerais tellement que notre pays puisse compter sur des syndicats modernes, responsables et constructifs", a ajouté le président des libéraux francophones.