Philippe Close a été questionné sur l'annulation de la Foire du Midi, qui a provoqué la colère de nombreux forains. Le bourgmestre, qui comprend la réaction de ces derniers, s'explique: " On a tout fait. Depuis le mois de mai on nous demande d’annuler cette foire. Depuis le mois de mai on tient bon, avec le Collège de la Ville, car on sait qu’elle fait partie de l’ADN de Bruxelles. On avait mis des protocoles extrêmement stricts. Mais après, il y a la décision du CNS, il y a l’épidémie qui reprend principalement à Anvers – on n’a pas encore ce rebond à Bruxelles-. C’est mon boulot de ne pas tergiverser."

Le bourgmestre précise qu'il rencontrera une délégation de forains ce mardi après-midi afin de voir dans quelle mesure une indemnisation pour eux est possible.

Lorsqu'on lui demande si les autorités n'ont pas attendu trop tard pour annuler la Foire du Midi, Philippe Close réagit: "C’est mon boulot comme bourgmestre de prendre cette décision extrêmement difficile. C’est toujours plus simple d’interdire. Ne pas faire, c'est toujours facile. Pour moi, le boulot d’un bourgmestre de Bruxelles, c’est de faire des choses. De construire sa ville. De donner envie de sa ville. Si vous ne faites rien, vous n’avez pas de critiques. Ou alors elles arrivent à la fin parce que vous n’avez rien fait."

Le bourgmestre socialiste ne comprend toutefois pas pourquoi les restrictions ne sont pas les mêmes concernant les parcs d'attractions, qui eux peuvent ouvrir leurs portes. "Cette dichotomie entre parcs d’attractions et la Foire, il faudra l’expliquer. Il va falloir expliquer cette différence. Mais ce n'est pas à mon niveau que je vais pouvoir le faire, car je n'ai pas de parcs d'attractions à gérer", déclare ainsi Philippe Close.