La présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten, s'inquiète des contrôles trop intrusifs du respect des règles liées à la pandémie de Covid-19. La police doit veiller à leur respect mais l'Etat de droit doit être préservé, y compris dans des périodes exceptionnelles, a-t-elle souligné sur Twitter. Le CD&V, autre partenaire de la majorité en Flandre et au fédéral, s'est lui aussi inquiété, jeudi après-midi via communiqué, de l'"idée de lignes téléphoniques de dénonciation".


Gwendolyn Rutten, présidente des libéraux flamands, appelle chacun à respecter les règles imposées, même si le beau temps annoncé pour le week-end est au rendez-vous. Elle juge toutefois excessif le recours à des lignes téléphoniques où les citoyens peuvent en dénoncer d'autres, à des drones mesurant la chaleur pour détecter si des personnes se trouvent dans leur résidence secondaire ou à des visites domicilaires illicites.

Le CD&V, de son côté, indique soutenir "à 100%" les différentes mesures prises pour endiguer la propagation du coronavirus. "Mais l'idée d'installer une ligne de dénonciation, sous quelque forme que ce soit, va pour nous trop loin", précise le parti flamand. "Monter les gens les uns contre les autres est la dernière chose dont nous ayons besoin en ces temps difficiles", estime le CD&V, en rappelant que les mesures de confinement sont "globalement bien respectées". Il est "disproportionné d'appeler les gens à téléphoner pour de telles infractions" (le non-respect du confinement, NDLR), concluent les chrétiens démocrates flamands.

La presse flamande a fait état de l'usage de drones équipés de caméras de chaleur dans la zone de police de police Bredene/Le Coq. Il a également été question dans la zone de police Westkust (La Panne, Coxyde, Nieuport) d'une ligne spéciale de délation. La zone en question a toutefois précisé jeudi qu'il s'agissait en fait du numéro général de la police locale auquel la population était invitée à s'adresser si elle apercevait des contrevenants aux règles plutôt que de les signaler sur Facebook.