Plusieurs partis politique ont réclamé lundi que la question de la confiance au gouvernement ne fasse pas l'objet de jeux politiques. L'heure est à la lutte contre le coronavirus, ont-ils rappelé lors de leur arrivée au Lambermont où doit se discuter la façon d'organiser le soutien au gouvernement Wilmès et les pouvoirs spéciaux qui lui seront accordés.

Selon plusieurs médias, la N-VA et le sp.a jugent que le président de la Chambre et ex-missionnaire royal Patrick Dewael (Open Vld) est sorti du cadre de l'accord conclu dimanche soir lorsqu'il a indiqué que le gouvernement de la Première ministre Sophie Wilmès recevrait jeudi la confiance de la Chambre. Il aurait seulement été question de pouvoirs spéciaux.

Le président du cdH, Maxime Prévot, a appelé les uns et les autres à s'élever "au-dessus des arguties juridiques".


"Jouer dans une période comme celle-ci est plus que décevant", a déploré son homologue du MR Georges-Louis Bouchez tandis que François De Smet (DéFI) souhaitait que l'on puisse "garder l'union nationale plus que 24 heures". "Ce serait pas si mal", a-t-il ajouté.

M. Dewael et sa collègue Sabine Laruelle ont maintenu leur point de vue. "Si on veut pouvoir voter des pouvoirs spéciaux, il faut un gouvernement de plein exercice", a assuré la libérale.

Le président du sp.a, Conner Rousseau, s'est montré peu bavard. Il a souligné qu'il fallait "travailler sur les pouvoirs spéciaux", sans en dire plus.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, n'est pas venu à la réunion. Il a envoyé le chef de groupe à la Chambre, Peter De Roover, qui n'a pas fait de commentaire.