“L’accord de majorité demande simplement d’autoriser le port du voile pour les jeunes filles qui suivent l’enseignement supérieur organisé par la Région. Cela a été mis en œuvre. Mais concernant la question globale du port de signes convictionnels dans les services publics, il n’y avait pas d’accord possible après les élections régionales de mai 2019. Et il n’y a pas plus d’accord sur le sujet dans la majorité bruxelloise”, a-t-il déclaré.

Si le commissaire Open-VLD du gouvernement Vincent Riga a demandé au gouvernement de se se positionner concernant la décision de la Stib de ne pas faire appel à la décision de la Cour, celui-ci ne devrait donc pas le faire aujourd'hui.

“La Stib va devoir modifier son règlement, et rien n’empêche de définir des conditions strictes par rapport à cela. Le principe de base, c’est la liberté religieuse. Je rappelle que l’enjeu de la neutralité, c’est par rapport au citoyen, usager des services publics, qui ne pourrait pas se sentir discriminé par le port d’un signe religieux de la personne en face de lui. On a vécu ce genre de situation avec Actiris en 2018, et là le commissaire au gouvernement Défi n’a pas fait appel de la part du comité de gestion d’Actiris. On peut regretter que ce dossier n’a pas donné un débat plus global comme aujourd’hui."

DéFI menace de claquer la porte

Le président de DéFI, François De Smet, a indiqué jeudi matin au micro de Bel RTL que son parti reconsidérerait sa participation au gouvernement bruxellois s'il n'y a pas d'impulsion politique contre la décision du comité de gestion de la Stib de ne pas aller en appel de sa condamnation pour discrimination.

"Ce sont les administrateurs PS, Groen et Ecolo qui ont imposé de ne pas aller en appel", déplore François De Smet sur Bel RTL. Une décision "qui objectivement tient difficilement la route" quand on voit par exemple l'avis de l'avocat Marc Uyttendaele qui expose que l'arrêt est "mal construit et assimile toute politique de neutralité, quelle qu'elle soit, à de la discrimination", explique le président de DéFI. "Si nous n'arrivons pas à un accord (au sein du gouvernement, NDLR) à un moment, et si on a l'impression que le principe de neutralité des services de l'État n'est pas au rendez-vous, nous risquons d'avoir un problème de gouvernement, nous devrons réévaluer notre participation."