Selon le ministre de la Santé, le nombre de personnes aux soins intensifs a augmenté de 15 à 20% ce week-end, par rapport au week-end précédent. "Ce week-end, on va certainement dépasser les 560 en soins intensifs infectés par le covid. On a 2.000 lits. On est très proche de la limite", insiste-t-il, soulignant que de plus en plus de patients descendent en soins intensifs.

Mesures complémentaires

"On a une ambition très importante pour après Pâques, rouvrir les écoles, dans la sécurité et en présentiel, et pour le 1er mai rouvrir cafés et restaurants", rappelle Frank Vandenbroucke, qui a insisté sur la nécessité de prendre d’autres mesures pour contenir l'épidémie de coronavirus. "Avec la hausse des contaminations et des hospitalisations, on risque de ne pas atteindre cet objectif pour après Pâques. Si on se limite aux mesures décidées vendredi, c'est un pari très risqué. Je crois que pour s'assurer que l'on puisse réaliser les objectifs d'après Pâques, il faut des mesures complémentaires."

Alors, quelles mesures prendre ? "On en délibère en Comité de concertation, on prend des décisions collectives et je ne veux pas devancer celles-ci. On est devant un choix. Si l'on dit qu'au niveau des écoles, il est difficile de prendre des mesures d'envergures, alors il faut prendre des mesures fortes dans d'autres secteurs. Ne rien faire est vraiment un pari risqué", explique le ministre, soulignant être conscient que les ministres de l'enseignement font ce qu'ils peuvent.

Interrogé au sujet de la vaccination prioritaire des enseignants, que ceux-ci réclament, Frank Vandenbroucke est très clair : "Ce n'est pas en vaccinant les enseignants qu'on va limiter les clusters dans les écoles, car ce sont des clusters qui se développent entre les enfants". 

Frank Vandenbroucke assure par ailleurs ne pas vouloir cibler les écoles à tout prix. "On voit très bien qu'il y a beaucoup de contaminations sur les lieux de travail", rappelle-t-il. Selon lui, trois éléments doivent être mis en place à tout prix. Le télétravail, qui doit être respecté “partout et toute la semaine”, le respect des mesures de distanciation sociale et de protection pour ceux qui ne peuvent pas travailler à distance et enfin, le dépistage préventif pour lequel un stock fédéral existe.

Tests rapides

Selon Frank Vandenbroucke, les tests rapides seront disponibles “aussi vite que possible”. “J’espère que dans le courant du mois d’avril, cela sera possible”, assure le ministre. Ils devraient d‘abord être disponibles dans “toutes” les pharmacies belges, pour que les pharmaciens puissent en expliquer l’utilisation. Dans quelques mois, ceux-ci pourraient “dans une deuxième phase” être disponibles partout.

“Il y a un espoir, on sait que les vaccins fonctionnent bien. On n’est pas dans une situation sans espoir, il y a des perspectives", a conclu Frank Vandenbroucke.