Le sujet est assez délicat. Pourtant, Maggie De Block en a parlé pour la première fois en public. Ce dimanche, elle était l'invitée de l’émission “De Zevende Dag” sur la VRT. Elle devait y évoquer une série flamande "Albatros" qui traite de l'obésité. Face à la caméra, et sans détour, la libérale flamande a abordé cet élément de sa vie privée.

“Beaucoup de gens viennent vers moi quand je suis par exemple dans un magasin de vêtements”, a-t-elle expliqué. “C’est positif. Certains m’envoient des mails pour savoir où je trouve mes vêtements. Parce que beaucoup de gens vivent dans la croyance que du fait de leur obésité, ils ne peuvent pas choisir leur partenaire ou leur profession.”

Forcément, la femme politique fait parfois l'objet de critiques à propos de son surpoids. Pour autant, elle a avoué s'être créé une carapace. “L’important, ce n’est pas ce qui est dit, mais qui le dit. Mais cela ne me pose pas de problème, car j’y suis habituée. Les gens peuvent en ricaner, mais je ne pense pas que ça en vaille la peine"

Pour Dominique Van Malder, l'acteur principal de la série "Albatros", Maggie De Block a certainement parfois été jugée selon son physique. “On ne demande pas à un ministre de la Culture d’être cultivé. Par contre, une ministre de la Santé, elle doit être fit”, avait-il estimé. Très connu en Flandre pour son programme "Radio Gaga", l'acteur pense également que l'humour est une arme de défense afin de ne pas prêter attention aux moqueries. "Je suis plus que ça", dit-il, en montrant son corps, "je suis plus que ce paquet".

La personnalité politique la plus populaire du pays en 2015 est également revenue sur sa philosophie de vie. Et sur les différents régimes qu'elle a pu faire afin de se débarrasser de ses kilos. “Être obèse ne signifie pas que vous vivez une vie malsaine. Peut-être sommes-nous même plus soucieux de notre santé, en essayant de faire de l’exercice et de bien manger”, a-t-elle affirmé. "Il y a plusieurs facteurs qui peuvent entrer en jeu : l’hérédité, les médicaments. On sait que prendre un médicament peut faire prendre 20 ou 30 kilos à une personne. L’obésité, c’est une maladie chronique. C’est un fardeau pour votre corps, votre cœur ou vos articulations. La comorbidité est connue, on l’a vu pendant cette crise corona."

Ensuite, le présentateur lui a posé la question de savoir si elle avait laissé tomber le combat. Une fois de plus, Maggie De Block a répondu sans détour: “À mon âge, j’ai essayé tous les régimes sept fois. Je suis qui je suis. C’est comme ça. À un moment, vous vous demandez: vais-je passer ma vie à faire des régimes? C’est un choix, un processus mental.”

L'ancienne ministre de la Santé s'est également attardée sur l'éducation de ses enfants par rapport à la nourriture. "J'ai appris à mes enfants à bien manger. Une cuisine saine et attentionnée. Sinon, j’aurais été encore plus grosse", a-t-elle ajouté.

Afin d'expliquer sa situation, Maggie De Block a également avancé un argument héréditaire. "La plupart des gens ont tendance à prendre du poids si leur apport énergétique est supérieur à ce qu’ils dépensent. La question de savoir si cela les rend réellement obèses est une autre affaire. Il y a sans aucun doute un caractère héréditaire". L'ancienne ministre de la Santé a évoqué ainsi sa propre maman, sourire en coin. "En allant avec ma mère dans un magasin de vêtements, les gens ont été surpris quand elle leur a dit que j’étais sa fille. Ma mère est une petite femme maigre, qui porte un 38."