Le Roi a reçu le Vlaams Belang parce que l’opinion publique flamande n’aurait pas compris qu’il ne le fasse pas. Un informateur pourrait être désigné très rapidement.

Mercredi matin après avoir reçu Charles Michel en tant que président du MR cette fois et son homologue du CDH, Maxime Prevot, le Roi Philippe a reçu le président du Vlaams Belang, Tom van Grieken. Pourquoi avoir reçu le président de ce parti flamand nationaliste mais surtout d’extrême droite ? D’autant que, par le passé, le Roi Philippe et son prédécesseur le Roi Albert II s’en étaient toujours bien gardé. Jusqu’à mardi soir, cette question n’était toujours pas tranchée même si, ces derniers jours, on sentait une certaine pression flamande sur le Roi pour qu’il accepte de recevoir Tom Van Grieken. 

Le Roi a donc décidé de recevoir le président d’un parti qui a réalisé une percée importante lors du scrutin de dimanche. Le Roi a manifestement décidé de ne pas faire fi du choix de 810 000 électeurs parmi lesquels on trouve une majorité de jeunes. Le Palais a aussi décidé nous semble-t-il de considérer que la situation dans la société flamande par rapport au Vlaams Belang avait changé et que sa présence médiatique était réelle. Par ailleurs, beaucoup d’observateurs côté flamand estiment depuis dimanche que le Roi devait recevoir le Belang. Précisons qu’il s’agit d’un premier tour de consultations qui n’engage à rien pour la suite.

Le président du PTB, Peter Martens était reçu dans la foulée.

Après cette phase de consultations le Roi devait désigner un informateur chargé de préparer le terrain pour de futures négociations. Ce dernier devrait être nommé dans les heures qui viennent.