Treize villes wallonnes sont désormais associées au sein d’une même plateforme.

La politique des grandes villes a atterri dans le giron régional en 2014, à la suite de la sixième réforme de l’État. Depuis lors, on ne peut pas dire que rien n’a été fait en la matière, mais on ne peut pas dire non plus qu’une révolution a eu lieu.

Les choses devraient changer dans les années qui viennent. Treize villes wallonnes sont désormais réunies au sein d’une plateforme (www.plateforme-villes-wallonie.be). Cette mise en réseau doit permettre à ces treize villes de mettre en commun leurs expériences en termes de développement urbain et surtout de communiquer entre elles.

Cette plateforme est composée des sept villes sélectionnées par le gouvernement sur la base du nombre d’habitants (50 000 au minimum) et du revenu par habitant (inférieur à la moyenne wallonne) - c’est pour cette raison que Namur et Tournai n’y sont pas. Ces 7 villes sont Charleroi, Liège, Mons, La Louvière, Seraing, Verviers et Mouscron qui répondent au double critère. Elles ont cependant dû préparer un PDU (Perspective de développement urbain) pour être acceptées par le gouvernement wallon. Fin 2019, celui-ci les a tous validés. Chaque année et jusqu’en 2024, 12,7 millions d’euros seront dégagés pour un montant total de 73,5 millions d’euros.

Six autres villes les ont rejointes sur une base volontaire : Herstal, Wavre, Sambreville, Andenne, Marche-en-Famenne et Hannut. Ces six villes veulent bénéficier de l’expérience des sept plus grandes autres, ainsi que des conseils du centre Lepur (centre de recherche sur la ville) qui accompagne la démarche. Elles ne bénéficient cependant pas d’un PDU ni de l’accès aux subsides.

Un droit de tirage

Via un système de droit de tirage, les 7 villes pourront établir leurs priorités en lien avec leur PDU et bénéficier des subsides nécessaires dans un délai rapide. Mais le gouvernement wallon veut aller plus loin : "Pour moi, cette politique devra s’envisager dans une logique de simplification administrative, en évitant la lourdeur et la redondance. Elle devra encourager les dynamiques locales de participation citoyenne. Il s’agira avant tout, d’optimiser les outils existants comme les consultations populaires locales ou les budgets participatifs", explique le ministre wallon en charge des Grandes villes, Pierre-Yves Dermagne (PS) qui s’est exprimé, mardi, dans le cadre d’un colloque consacré au financement de la politique intégrée de la Ville à Namur.