Le Parlement flamand a approuvé mercredi à l'unanimité une résolution sur le référendum pour l'indépendance en Catalogne.

Le Parlement y condamne "avec force la violence incontrôlée des autorités espagnoles", il appelle au dialogue et propose de faire jouer à la communauté internationale un rôle de médiation. La semaine dernière, les partis de la majorité flamande n'avaient pas réussi à accorder leurs violons concernant une résolution sur la Catalogne, mais après les événements de dimanche, ils sont arrivés à produire un texte commun, également signé et soumis par les partis d'opposition Groen et sp.a.

Lors de la discussion de la résolution au Parlement, il est apparu que les partis avaient chacun quelque chose à ajouter au texte. Le député Jan Van Esbroeck (N-VA) a par exemple surtout mis l'accent sur la violence dont ont fait preuve les autorités espagnoles.

Mais pour ses partenaires de coalition, le CD&V et surtout l'Open Vld, les Catalans ont également commis des erreurs. "Le gouvernement catalan n'a pas non plus suivi un parcours sans faute. Un arrêt de la Cour constitutionnelle n'est pas anodin", a souligné Ward Kennes (CD&V).

Rik Daems (Open Vld) est allé encore plus loin: "la provocation et l'escalade sont venues des deux côtés". Il a également appelé à ne "choisir aucun camp". "Si on veut contribuer à une solution, on ne peut pas choisir un camp", a-t-il estimé.


La N-VA demande une enquête de l'OSCE sur les violences

La N-VA veut que l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) ouvre une enquête sur les violences survenues durant le référendum sur l'indépendance organisé dimanche en Catalogne. Le chef de groupe N-VA à la Chambre Peter De Roover a introduit mercredi une demande formelle en ce sens auprès du haut-commissaire pour les minorités nationales et du directeur des droits de l'homme. La réunion d'automne de cette organisation régionale de sécurité se tient en ce moment à Andorre.

Peter De Roover avait déjà appelé l'OSCE à ouvrir une enquête indépendante concernant les violences à Barcelone. Dans la lettre, la N-VA demande quelles actions l'organisation compte mener et appelle à suivre l'exemple des Nations unies, qui a déjà demandé une enquête sur les violences survenues en Catalogne.