Au lendemain du premier tour des élections pour la présidence du MR, les deux candidats qui restent en lice, Georges-Louis Bouchez et Denis Ducarme, avaient rendez-vous sur les ondes de La Première. Mais ce qui devait au départ prendre la forme d'un débat a finalement dû être décliné en deux interviews séparées. En effet, Denis Ducarme aurait finalement refusé d'affronter Georges-Louis Bouchez, arrivé largement en tête du premier tour (44,5%). "C'est décevant, risible, a regretté ce dernier. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut refuser de débattre".

Pour Denis Ducarme, il ne s'agit pas d'un refus de débattre mais d'une volonté avant tout d'analyse. "Le temps du débat va venir", a-t-il lancé sur les ondes de La Première. Comme il l'avait fait pendant la campagne, Denis Ducarme a à nouveau pointé du doigt mardi soir les soutiens des "barons" du MR en faveur de son rival, se profilant quant à lui comme le candidat "de la base". "Face une élection interne de cette ampleur, il aurait été appréciable qu’il n’y ait pas de consignes de votes", a regretté le candidat qui a recueilli 25,2% des voix.

"Un côté un peu populiste"

Un argument dangereux selon Georges-Louis Bouchez qui y voit une forme de "populisme". "Le rôle d’un président du MR c’est de rassembler le parti et on ne peut pas le faire si on joue un côté un peu populiste de la base contre les élites", a-t-il dénoncé.

Les deux hommes se sont tout de même rejoints sur un point: la nécessité de dialoguer avec la N-VA. "L'heure n'est plus à la musculation", a lancé Ducarme. Même son de cloche du côté de Bouchez qui lui veut réunir les nationalistes et les socialistes. "Je pense que chacun doit prendre ses responsabilités", a conclu le candidat ayant recueilli le plus de voix à ce premier tour des élections pour la succession de Charles Michel.