Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la publication l'an dernier, par les quatre jeunes femmes, d'une lettre ouverte adressée aux dirigeants de la planète. En 2020, les militantes publiaient une lettre ouverte adressée à tous les chefs d'État et de gouvernements sous le titre "Faire face à l'urgence climatique" pour leur rappeler la nécessité de traiter la crise climatique comme une crise à part entière.

Depuis lors, elles ont rencontré la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre italien Giuseppe Conte et la ministre des Affaires européennes autrichienne Karoline Edtstadler pour leur présenter les différentes revendications de leur lettre ouverte. On y retrouve l'arrêt immédiat de tous les investissements dans l'exploitation et l'extraction de combustibles fossiles, la fin de toutes les subventions aux combustibles fossiles et le désinvestissement immédiat et complet des combustibles fossiles.

"Il y a urgence. Cela fait 50 ans que les scientifiques nous interpellent sur la crise climatique. Or rien ne change, ou en tout cas beaucoup trop peu par rapport à ce qui est nécessaire", alerte Adélaïde Charlier. "Et pourtant l'impact de la crise climatique est déjà ressenti par des millions de personnes à travers le monde. Ma génération en souffrira plus que tous les adultes qui prennent des décisions aujourd'hui."

Les quatre jeunes femmes interrogeront le Premier ministre belge sur les engagements pris par la Belgique afin de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré, comme le prévoit l'accord de Paris.

"Cela nécessite une action urgente et ambitieuse. C'est également le message que nous porterons lors de notre rencontre avec le Premier ministre De Croo", ajoute Anuna de Wever, pour qui le plan de relance européen élaboré à la suite de la crise du coronavirus "est une opportunité unique pour initier la transition climatique et solidaire vers une économie décarbonée".

"L'Union européenne exige que 37% du plan de relance aille dans des investissements verts", rappelle encore la jeune militante "mais il faut être cohérent. Il faut veiller à ce que les 63% restants n'aillent pas dans des actions ayant un impact négatif sur le climat", conclut-elle.