Le sp.a s'est félicité jeudi de l'accord en comité de concertation mercredi sur un nouvel assouplissement du confinement dans les écoles, mais "le mal a été fait", regrette-t-il.

"La politique d'annonce" de Ben Weyts (N-VA), le ministre flamand de l'Enseignement, "a provoqué beaucoup de mauvais sang chez les directeurs d'école et les enseignants, et cela nuit à la confiance entre les écoles et les parents", a dénoncé la cheffe de groupe sp.a au parlement flamand, Hannelore Goeman.

La députée d'opposition ne trouve pas d'excuse au ministre: il y a une semaine encore, alors que Ben Weyts faisait déjà pression, un assouplissement n'était pas tenable et les directions ainsi que les équipes pédagogiques étaient toujours aux prises avec les réaménagements de leurs établissements.

Interrogée sur la pression qu'avait mise Ben Weyts avant la décision de mercredi, la ministre francophone de l'Enseignement, Caroline Désir (PS), a pour sa part assuré que l'élément déclencheur de cette décision avait été la carte blanche des pédiatres réclamant une réouverture plus large des écoles pour prendre en considération la santé et les droits fondamentaux des enfants. La pression du ministre Weyts n'est arrivée qu'ensuite. Mme Désir a invité les écoles maternelles et primaires à rouvrir aux dates indiquées (2 et 8 juin) tout en rappelant que c'était une possibilité et non une obligation.