Selon lui, il faut donner la priorité à la lutte contre le réchauffement climatique sur le débat autour de l'énergie atomique. L'accord de gouvernement a confirmé la sortie du nucléaire en 2025 moyennant une évaluation en novembre 2021 de la sécurité d'approvisionnement du pays en électricité et le prix de celle-ci. Le cas échéant, deux réacteurs pourraient être prolongés.

Des centrales au gaz sont appelées à remplacer en partie le parc nucléaire. Or celles-ci sont émettrices de CO2, au contraire de l'atome. Le niveau des émissions de gaz à effet de serre risque donc de s'accroître.

Invité après le journal de RTL-TVi à coter la sortie complète du nucléaire en 2025, le commissaire européen a mis 3/10.

"J'ai rencontré Jean-Pascal van Ypersele (climatologue et membre du GIEC) lorsqu'on essayait de former un gouvernement. J'ai été frappé de l'entendre dire qu'il vaudrait mieux maintenir encore pendant un temps une activité nucléaire pour maintenir les ambitions climatiques. Et je mets les ambitions climatiques de la Belgique et de l'Europe avant le débat pour ou contre le nucléaire", a-t-il expliqué.