Après les images de la place Flagey bondée de monde pour la réouverture des terrasses ce samedi qui ont fait le tour du pays, Rudi Vervoort regrette-t-il d'avoir levé le couvre-feu ? "Non, je ne le regrette pas", a-t-il assuré sur les ondes de la Première, ce lundi. Le ministre-président s'est montré optimiste quant à la situation à venir : "Il faut faire confiance à la population. Il fallait s'attendre à ce que le premier week-end, ça parte dans tous les sens, pas qu'à Bruxelles d'ailleurs. J'ose espérer que dans les jours et semaines qui viennent la situation se sera normalisée".

"Après c'est clair que ce n'est pas tolérable sur le long terme", a-t-il poursuivi. "Quand on voit ces images je comprends que ceux qui travaillent en première ligne peuvent se sentir insultés. On approche des 25 000 morts du coronavirus en Belgique. Ce n'est quand même pas rien, il ne faut pas faire comme si ça n'existait pas", a tout de même déploré le socialiste, affirmant qu'il pourrait sévir à l'avenir.

Alors que de nombreux bars et restaurants plaidaient pour une réouverture au 1er mai, Rudi Vervoort n'a pas estimé pas que c'était nécessaire de rouvrir plus tôt. "On ne va pas réécrire l'histoire. ça se jouait entre le 1er et le 8 mai, à six ou sept jours près ça ne change pas". Il est aussi revenu sur l'imbroglio autour du plexiglas "On aurait pu éviter ça", a-t-il estimé "Pour l'extérieur c'est assez anecdotique. On est à l'air libre, j'ai toujours compris qu'avec la distance entre les tables c'est bon, il n'y a pas de risque." "On verra surtout pour l'intérieur, c'est le rendez-vous incontournable des semaines qui viennent", a-t-il aussi ajouté.

En effet, la réouverture en intérieur pour l'Horeca sera débattue lors du Comité de concertation de ce mardi. Rudi Vervoort a plaidé pour une réouverture complète au 1er juin "si les conditions sont réunies", à savoir le nombre de lits occupés en soins intensifs et le taux de vaccination.