Le refus d'intégrer le MR au gouvernement bruxellois "va nécessairement rendre plus compliquées" les négociations pour la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Fédéral, a affirmé mercredi la cheffe de file régionale des réformateurs bruxellois, Françoise Schepmans. 

"Si ces partis (PS, Ecolo et DéFI, NDLR) croient que Bruxelles, ville-région, peut vivre de manière isolée sans tenir compte de la Wallonie, de la Flandre et du Fédéral, ça donnera un résultat négatif. Depuis des décennies, Bruxelles est la région la plus pauvre", a affirmé Mme Schepmans sur les ondes de La Première (RTBF).

Pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, où la situation budgétaire est déficitaire mais où le MR est appelé par le PS et Ecolo à discuter d'un gouvernement, "on verra dans quelle mesure les libéraux bruxellois pourront apporter leur soutien: puisqu'ils ne sont pas fréquentables à Bruxelles, le seront-ils plus pour la Fédération ? ", demande Françoise Schepmans.

Les négociations avec le PS et Ecolo "se font, mais les conditions et la manière seront beaucoup plus rudes que normalement, parce que l'attitude du PS et d'Ecolo a été profondément choquante", a-t-elle ajouté.

Les six partis francophones et flamands en discussion ces dernières semaines pour la constitution d'un gouvernement bruxellois (socialistes, écologistes, DéFI et Open Vld) ont bouclé cette nuit un accord sur le programme, malgré les tentatives répétées de l'Open Vld fédéral de ramener le MR dans cette coalition.