Dans les semaines qui viennent, des études cliniques devront par exemple montrer quel type de vaccin est plus indiqué par catégorie de population. Le chef du gouvernement fédéral espère qu'à partir de là, il sera possible d'arrêter une stratégie commune à tout le pays avec les différentes entités qui le composent.

"Nous demandons à la population de former une équipe et d'aller ensemble dans la même direction. Je pars du principe que les responsables politiques doivent faire la même chose de façon à protéger nos concitoyens de la meilleure manière", a-t-il dit.

La Belgique s'est inscrite dans le cadre des négociations menées par la Commission européenne pour le compte des Etats membres. Elle a de la sorte accès à une gamme plus étendue de vaccins que si elle devait négocier seule et s'en tenir à une seule société pharmaceutique. Jusqu'à présent, elle attend 12,9 millions de doses: 7,7 millions d'AstraZeneca (administré en deux doses) et 5,5 millions de Johnson & Johnson. Elle pourrait également avoir accès à d'autres vaccins, dont celui de Pfizer-BioNTech au centre de l'actualité ces derniers jours.

Le chef du gouvernement a défendu le modèle de partenariat public-privé qui préside à la recherche sur le vaccin. Dans la majorité, Laurence Zanchetta (PS) a plaidé pour que le brevet de ces vaccins puisse tomber dans le domaine public car il s'agit d'un "produit de première nécessité". "Ce n'est pas une marchandise comme une autre", a-t-elle fait remarquer.

La recherche semble avancer à grands pas dans ce domaine et suscite un certain optimisme sur la sortie de la crise sanitaire. Le Premier ministre s'est toutefois montré très prudent. L'évolution du nombre d'hospitalisations et de contaminations en Belgique est encourageante, et démontre qu'un "tournant" a été pris, mais les chiffres restent élevés. "Nous sommes plus proches du début du marathon que de la fin", a-t-il commenté.

Un comité de concertation se tiendra vendredi. Les différents gouvernements du pays feront le point sur l'évolution de la situation épidémiologique.