Du côté du parlement, on invoque le règlement et l'absence de lien entre les événements des derniers jours et l'action de l'exécutif. Au Parlement de Wallonie, chaque séance plénière débute par une série de questions d'actualité posées par les députés régionaux aux ministres.

"Notre question sur Nethys a été refusée par Jean-Claude Marcourt au motif qu'elle n'a pas de lien avec une action gouvernementale récente. Or, c'est bien le gouvernement wallon qui a déposé les pièces nécessaires à la justice", la Région s'étant en outre portée partie civile en novembre dernier, pointe M. Mugemangango.

"C'était la seule question d'actualité sur ce dossier. Il n'y aura donc pas de débat ce mercredi sur Nethys alors que plusieurs de ses anciens dirigeants sont en prison. Or, ils ne se sont pas faits tout seul. Si on refuse de creuser la question de la main invisible qui était à l'oeuvre, ça recommencera", conclut le chef de groupe du PTB.

Du côté du greffe du parlement, on justifie la décision en invoquant l'application du règlement. "Il y a différents types de questions que les députés peuvent poser. Des questions écrites, des questions orales, des questions d'actualité et des questions urgentes. En ce qui concerne les questions d'actualité, elles doivent ressortir des compétences de la Région et porter sur un fait qui s'est déroulé entre le mardi de la semaine précédente et la veille de la plénière", explique ainsi le greffier du parlement, Frédéric Janssens.

Ces questions font ensuite l'objet d'une analyse en recevabilité et il revient au président du parlement de trancher. La question du PTB a été rejetée, y compris après le recours introduit par le parti, parce que "le gouvernement wallon n'est pas lié à la décision de placer des gens en détention", poursuit-il.

"Si la volonté du parlement était de ne pas parler de Nethys, il n'y aurait pas de question sur Enodia - l'ancien Publifin, ndlr. En réalité, les règles sont toujours déplaisantes quand elles ne vous conviennent pas", conclut le greffier.