La N-VA veut mener un nouveau "tax shift" si elle participe à la majorité fédérale après les élections. Cette réforme fiscale coûterait deux milliards d'euros qui seraient financés grâce à l'augmentation du taux d'emploi. Dans les calculs des nationalistes, celui-ci devrait atteindre 80% en Flandre et de 70% à 75% à Bruxelles et en Wallonie. L'opération reposerait sur la suppression de l'une des quatre tranches d'imposition, à savoir celle de 45%, atteinte rapidement selon l'ex-ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, puisqu'elle s'applique déjà aux revenus bruts de 2.300 euros par mois.

Pour augmenter le taux d'emploi, la N-VA veut mettre un terme définitif au RCC, chômage avec complément d'entreprise, ex-prépension. Elle entend également limiter dans le temps l'octroi des allocations de chômage et revoir la législation sociale afin de faciliter le changement d'emploi. Aux yeux des nationalistes, il faut par ailleurs refondre la négociation salariale et l'organiser non plus au niveau interprofessionnel mais au niveau de l'entreprise.

"Les syndicats locaux connaissent l'entreprise et savent si une augmentation salariale est possible ou pas", a souligné la députée Zuhal Demir.

L'indexation automatique des salaires serait supprimée et remplacée par une "compensation pour l'augmentation du coût de la vie" fondée sur une autre corbeille de biens et services.

"Le prochain accord de gouvernement doit afficher plus d'ambition et il faudra faire preuve de leadership", a souligné le candidat Premier ministre, Jan Jambon. "On ne peut pas s'arrêter aux deux tiers de la course".