"Il faudra de nouvelles recettes", a jugé M. Bodson, interrogé mardi lors de la matinale de la Première (RTBF). "Il faut être clair avec les citoyens", a-t-il insisté.

Pour le patron du syndicat socialiste, si le gouvernement fédéral entend demain vraiment refinancer les hôpitaux et le secteur des soins de santé, il n'aura d'autres choix que d'augmenter les moyens de l'Etat et de la Sécurité sociale.

M. Bodson avance trois pistes pour cela: soit créer de nouvelles taxes, soit réformer le code des impôts actuel pour taxer les revenus immobiliers et mobiliers, ou alors mettre en œuvre une taxe sur les transactions financières.

Pour mémoire, la fiscalité fut l'un des points particulièrement sensibles entre libéraux et socialistes lors de la création de la Vivaldi.

Si l'accord de majorité prévoit une réforme fiscale, le texte stipule aussi qu'"aucune taxe nouvelle ne sera introduite sauf dans le cadre des discussions budgétaires, où les équilibres convenus sont respectés et dans le respect des travailleurs,de l'entrepreneuriat et des épargnants".