En Wallonie on ne peut pas dire qu’on se précipite pour réagir à l’accord intervenu en Flandre pour la mise en place d’un gouvernement. 

Écolo a fait savoir via les réseaux sociaux qu’il juge cet accord "régressif, injuste, froid et sans ambition climatique. Une coalition des perdants qui s’inspire largement du programme du Vlaams Belang".

Du côté du PS, c’est le silence radio. La faute, sans doute à la double casquette d’Elio Di Rupo, toujours président de parti (jusqu’au 19 octobre) et déjà ministre-Président wallon. Le président du PS aurait pu dire tout le mal qu’il pensait de cet accord, mais le ministre-Président qui sera amené à travailler avec ses homologues flamands dans le futur, préfère, sans doute, se protéger. Quant au successeur presque déjà élu, Paul Magnette, pour l’heure, il préfère lui aussi rester discret.

Des questions parlementaires

Au CDH, on ne souhaite pas réagir pour l’instant non plus mais certains députés wallons interrogeront les ministres la semaine prochaine au Parlement sur l’impact de cet accord. À savoir, sur la politique climatique du pays, sur la vignette automobile et sur le retrait d’Unia. À la Fédération Wallonie-Bruxelles, Alda Greoli interviendra sur l’impact de cet accord en matière d’enseignement. Au MR, aussi on préfère pour l’heure rester discret.