L'Otan réclame de la Belgique de disposer de 45 avions de combat, alors que la commande passée en 2018 par le gouvernement ne porte que sur 34 chasseurs furtifs américains de type F-35, a affirmé mercredi le ministre de la Défense, Philippe Goffin, sans s'engager sur un achat supplémentaire.

"En 2017, l'Otan estimait que la Belgique devrait disposer d'au moins 45 avions de combat. En 2019, toujours dans le cadre du NDDP (le "NATO Defence Planning Process", un cycle de planification militaire pourtant sur quatre ans, cette fois de 2017 à 2021), la Défense a confirmé à l'Otan son plan d'acquérir 34 avions de combat F-35A et a constaté à nouveau que l'Otan attendait de la Belgique de disposer de 45 avions de combat", a-t-il affirmé en commission de la défense de la Chambre.

Cette demande fait partie des celles adressées à la Belgique dans le cadre du NDPP, qui a défini 163 "objectifs capacitaires" (en anglais "capability targets") assignés par l'Otan dont 22 - et non des moindres - ne sont pas remplis. L'Alliance atlantique presse ainsi notamment l'armée belge de se doter d'une deuxième brigade terrestre, selon des sources militaires et diplomatiques.

M. Goffin s'est gardé mercredi de préciser comment le gouvernement démissionnaire, minoritaire et en affaires courantes répondrait à ces demandes.

Les Pays-Bas ont pour leur part commandé 37 de ces avions de combat de cinquième génération - aussi appelés "Joint Strike Fighters" (JSF) - pour environ 3,5 milliards d'euros et leur gouvernement a confirmé en septembre sa volonté d'acquérir neuf avions supplémentaires grâce à l'augmentation prévue du budget de la Défense.