Sophie Wilmès souhaite tout de suite mettre les choses au clair sur l'évolution du virus dans notre pays, lors d'une interview sur LN24. "Aujourd'hui, la situation sanitaire est sous contrôle. Et ce, pour une raison évidente. Il y a toujours eu des mesures en vigueur. Il y a eu des prises de position assez fortes et rapides. C'est vrai que c'est compliqué et pas agréable, mais on constate que cela porte ses fruits comparé à certains pays qui repartent dans des seuils de contamination vraiment très très importants. Heureusement, en Belgique, ce n'est pas le cas."

Si des efforts doivent encore être faits, l'ensemble des mesures prises pour endiguer la progression du virus en Belgique permet aujourd'hui aux enfants de retourner à l'école. Une rentrée scolaire qui n'est pas ordinaire, mais très importante selon la Première ministre. Elle a d'ailleurs souhaité adresser un message aux enfants. "Il faut y aller, soyez heureux, profitez-en (...) La place des enfants est à l'école, notamment pour les apprentissages, mais aussi pour la vie sociale. Je suis contente. Les efforts nécessaires ont été faits pour permettre cette rentrée."

Néanmoins, Sophie Wilmès garde à l'esprit qu'énormément de travail doit encore être réalisé, notamment d'un point de vue économique. "Nous devons être au chevet de notre pays et trouver des solutions pour pouvoir relancer cette machine économique", a-t-elle déclaré. Un nouveau Conseil National de Sécurité aura d'ailleurs prochainement lieu pour s'intéresser aux secteurs qui n'ont pas encore pu reprendre leurs activités de manière optimale et pour s'attarder sur la fameuse bulle sociale. "Plutôt que de se concentrer sur la bulle sociale, on tente de la réinventer. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que nous devons limiter nos contacts sociaux sans distanciation sociale. Ce qui veut dire que tant que vous respectez vos distances, que vous restez loin les uns des autres, vous pouvez vous voir. Il y a une multitude d'activités à faire", affirme-t-elle. 

Finalement, la Première ministre a souhaité revenir sur les mouvements "anti-masques" qui prennent forme un peu partout à travers l'Europe. Ce week-end, 38.000 personnes ont notamment manifesté à Berlin. "Mon premier regard est celui de la compréhension par rapport à une certaine lassitude. Mais je pense que se mettre dans une démarche anti-masque (...), c'est une mauvaise réponse à une vraie question", a-t-elle conclu.