Sophie Wimès a commenté sur RTL-TVi les mesures fortes prises par la Belgique pour enrayer l'épidémie de coronavirus.

"C'est dur moralement, je le conçois. Mais on ne prend pas ces décisions à la légère, surtout quand on sait qu'elles vont atteindre aussi durement la population", a souligné la Première ministre. Pour rappel, la "bulle sociale" est passée de 15 à 5 personnes pendant quatre semaines, le nombre de participants aux événements a été fortement diminué et les Belges devront recommencer à faire leurs courses seuls, comme lors du confinement.

"Si on prend ces décisions, c'est parce que nous devons les prendre. Les virologues nous ont dit 'si vous ne les prenez pas, nous risquons de courir à la catastrophe'. Et à ce moment-là, la situation sera encore plus dramatique", poursuit Sophie Wilmès qui rappelle en outre que "le virus n'a jamais complètement disparu". "Il est toujours resté là, il a toujours circulé. Si vous ne respectez pas les règles, vous faites courir un plus grand risque à l'ensemble de la population. On a constaté qu'il y avait un relâchement qui ne pouvait pas être accepté. Chez les jeunes, dans les mariages, dans des endroits festifs, des non-respects de retours de quarantaines... Tout cela mis ensemble a créé une augmentation trop importante de la propagation du virus dans notre pays."

Risque-t-on un durcissement des mesures dans les semaines à venir?

Tout dépendra bien sûr de l'évolution de la situation mais la Première ministre a tenu à être rassurante. "L'objectif est qu'avec ces mesures on puisse sortir notre épingle du jeu, à condition que les choses évoluent comme on l'espère. Mais il faut que tout le monde suive les règles", a-t-elle conclu.