Il n'aura pas fallu attendre longtemps, une fois le Conseil national de sécurité de ce mercredi 23 septembre terminé, pour que les première critiques émergent. Le virologue de la KULeuven, Marc Van Ranst, a été l'un des premiers à remettre en question la décision d'assouplir certaines mesures en cette période de rebond épidémique. D'autres experts, comme Geert Molenberghs ou Pierre Van Damme, lui ont emboité le pas. Mais du côté des politiques, ces sorties des scientifiques ne passent pas. "Nous sommes dans une démocratie et tout le monde doit pouvoir donner son avis, a admis Sophie Wilmès (MR), à nos confrères du Tijd. Mais avec leurs critiques, certains experts troublent le message."

Appelant ces experts à davantage utiliser leur visibilité médiatique pour rappeler les six règles d'or à la population, la Première ministre a également souligné que certains d'entre eux faisaient partie des organes consultatifs. "Certains virologues sont impliqués dans le processus décisionnel, a-t-elle expliqué. Je ne comprends donc pas qu'ils disent par la suite que nous prenons de mauvaises décisions." La libérale a toutefois tenu à préciser que les tensions n'étaient pas généralisées à l'ensemble du monde académique. "La majorité des experts et des politiciens agissent dans l'intérêt public, a-t-elle salué. J'espère que maintenant nous regarderons tous dans la même direction et que nous pourrons nous accorder sur les messages à transmettre."

"Des mesures devront être prises très rapidement"

Concernant la situation épidémiologique, la Première ministre ne s'est pas montrée très optimiste. "Certaines parties de la Belgique, comme Bruxelles, ne sont plus en zone jaune désormais, a-t-elle détaillé sur les ondes de Radio 1. Des mesures plus strictes devront y être prises très rapidement." Mme Wilmès rencontrera, ce samedi, les ministres-présidents des entités fédérées pour discuter de ces évolutions inquiétantes. Ils devraient se mettre d'accord sur la méthode à adopter pour y faire face.