Sur Facebook, Sophie Wilmès a réagi à une chronique de Jérôme Colin, dans laquelle elle était clairement visée. Une prise de parole forte où la Première ministre n'a pas hésité à qualifier ces accusations de mensonges.

Ce lundi, le journaliste de la RTBF Jérôme Colin a ouvertement attaqué le gouvernement quant à sa gestion de la crise. "Le problème c'est d'avoir menti sur les masques et de dire à la population que dorénavant un bandana fera l'affaire sans avoir le courage d'avouer que l'on a menti", a-t-il notamment déclaré dans une chronique diffusée sur les ondes de la Première. Face à de tels propos, la Première ministre Sophie Wilmès n'a pas pu garder le silence et a souhaité se défendre. Elle a ainsi pris parole à travers une publication Facebook, dans laquelle elle n'a pas mâché ses mots, allant jusqu'à qualifier de "totalement infondées" les accusations tenues par le journaliste.

"J’aimerais pouvoir réagir plus souvent mais le temps ne me le permet pas", regrette-t-elle. Malgré tout, Sophie Wilmès a cette fois-ci tenu à réagir et a souhaité justifier sa prise de position. "Ce qui me pousse à réagir aujourd’hui – au-delà de plusieurs erreurs factuelles que nous pourrons évoquer ensemble – c’est l’accusation totalement infondée de mensonge que contient votre texte", poursuit la Première ministre.

Mais Sophie Wilmès ne s'est pas arrêtée là et a livré le fond de sa pensée. "A l’heure où la Belgique traverse une des plus grandes crises de son histoire, que beaucoup se battent au quotidien et que les gens ont peur pour eux et pour leurs proches, votre accusation est bien trop grave pour que je n’y réagisse pas. Croyez bien que nous travaillons sans relâche dans un contexte extrêmement difficile pour tous. Nous ne sommes pas les seuls", écrit-elle.

"La réalité, c’est que la réponse à un problème complexe n’est jamais blanche ou noire. Si des critiques se font également entendre sur la manière de communiquer, il faut pouvoir les écouter et s’adapter. Nous sommes tous imparfaits. (...) Nous avons la ferme volonté de sortir notre pays de cette crise. Nous devons le faire ensemble même si nous sommes différents', poursuit-elle.

Pour conclure, la Première ministre a souhaité rester réaliste en usant de mots forts. "Ce virus ne nous a pas encore livré tous ses tristes secrets. Il n’est malheureusement pas prêt à nous quitter non plus. Il y aura encore, sans doute, des divergences d’opinion et des solutions imparfaites. Nous devrons sans cesse continuer à nous adapter. Mais des mensonges, il n’y en aura pas. Il ne peut pas y en avoir".