A la mi-mars, le gouvernement Wilmès malgré sa composition minoritaire (38 sièges sur 150 à la Chambre) a reçu la confiance de neuf partis pour faire face à la crise sanitaire. La Première ministre avait indiqué qu'elle redemanderait la confiance six mois plus tard, soit le 17 septembre. Il est vraisemblable qu'elle ne la recevra plus. Dans ce cas, plutôt que de demander un vote au parlement, elle pourrait prendre les devants et présenter sa démission. La Belgique retournerait en affaires courantes.

"Je n'exclus pas de démissionner. Si l'ensemble des partis expriment qu'ils ne souhaitent pas renouveler la confiance au gouvernement, il faut prendre ses responsabilités. Je n'ai pas de problème à le faire, c'est la démocratie", a-t-elle dit.

Le chargé de mission royal, Egbert Lachaert, a réuni dimanche soir les présidents des partis susceptibles de former une coalition Vivaldi. La Première ministre a préféré rester discrète: "c'est un moment délicat", a-t-elle commenté.

Quelle pourrait être sa place dans un nouveau gouvernement? Mme Wilmès dit ne pas avoir de "plan de carrière".

"Je serai toujours prête à collaborer à un projet positif pour la Belgique. Ma préférence va à un gouvernement majoritaire qui intègre un plan de relance dans son accord", a-t-elle expliqué sur les ondes de Radio 1.