On savait depuis plusieurs mois que le CEO est entre autres concerné par une enquête de l'Autorité belge de la Concurrence, qui suspecte une entente illégale sur les prix entre différentes sociétés de sécurité et de gardiennage dont G4S (avec Securitas et Seris). Mercredi, De Standaard écrit que Jean-Paul Van Avermaet est un des principaux suspects dans l'enquête de l'Autorité belge de la Concurrence, et que celle-ci n'est pas la seule à s'y intéresser. Le quotidien flamand indique que le département anti-cartel du ministère américain de la Justice enquête également, de même que, selon certaines sources, le parquet de Bruxelles. Les Etats-Unis sont concernés dans la mesure où leurs intérêts pourraient avoir été impactés par une potentielle entente sur les prix pour le gardiennage de leur ambassade à Bruxelles ou du Shape (QG de commandement de l'Otan, à Mons).

Jean-Paul Van Aevermaet, ancien "clustermanager" chez G4S, est CEO du groupe bpost depuis février dernier seulement. Contrairement à lui, les figures importantes de chez Seris et Securitas ont entre-temps été poussées vers la sortie ou ont disparu des postes en vue, souligne le Standaard.

Le député N-VA Michael Freilich voit en tout cas des raisons d'inviter le CEO à s'exprimer au Parlement, entre autres pour faire la lumière sur sa possible implication dans une entente illégale. L'affaire "risque d'endommager l'image de notre entreprise publique" autonome, justifie-t-il. "Il est d'ailleurs habituel que les nouveaux CEO de ces entreprises viennent expliquer au Parlement leur vision stratégique. Monsieur Van Avermaet est en service depuis février".

Le sp.a est aussi en faveur d'une audition de Jean-Paul Van Avermaet, mais uniquement sur sa vision d'avenir pour l'entreprise. "Quant aux ententes sur les prix, je préfère attendre l'enquête", indique la députée Melissa Depraetere.