L'opposition MR en Fédération Wallonie-Bruxelles a jugé lundi précipitée la décision de la ministre de l'Education Marie-Martine Schyns (cdH) de formuler une série de propositions de grilles horaires pour la mise en oeuvre du tronc commun.

"Après avoir laissé les acteurs du Pacte gouverner à sa place, sans jamais avoir évoqué les moyens budgétaires nécessaires, sans même avoir réalisé les référentiels, Mme Schyns fonce à présent à toute allure et dans le brouillard le plus complet", estime Françoise Bertieaux, cheffe de groupe MR au Parlement de la Fédération, pour qui la ministre met tout bonnement "la charrue avant les boeufs".

"Comment s'assurer qu'elle n'est pas trustée par des apparatchiks déguisés?

Pour les réformateurs, il est "impensable" que la discussion de ces grilles horaires soient confiées à une "conférence de consensus" (un panel citoyen prévu samedi prochain, ndlr).

"Comment s'assurer qu'elle n'est pas trustée par des apparatchiks déguisés?", s'inquiète à ce sujet Mme Bertieaux. "Quid de l'autonomie des directions, quid de la consultation de ceux dont c'est le métier et qui devront effectivement les appliquer, quid de l'évaluation budgétaire? ", interroge encore l'Etterbeekoise.

L'allongement du tronc commun de 14 à 15 ans est l'une des mesures de force issues du Pacte pour un enseignement d'excellence. Il prévoit que tous les enfants aient une même formation de la maternelle jusqu'à la fin de la 3e secondaire.