Le député nationaliste flamand soutenait que le projet de loi allait permettre le recrutement de militaires sans le moindre test physique, y voyant une volonté de la coalition Vivaldi de recruter à tout-va au sein la Défense alors que la police continuait, elle, à procéder à ces tests physiques. La ministre Dedonder a contesté ces propos, rappelant que le texte revêtait un caractère temporaire et qu'aucun test physique n'était effectué depuis mars dernier, tant à la Défense qu'à la police.

Cette réponse n'a pas convaincu M. Francken, accusant la ministre de ne pas connaître ses dossiers.

"J'en ai assez de vous voir distribuer ainsi les bons et les mauvais points à tout le monde", s'est alors emportée Vanessa Matz (cdH). "Je ne suis pas certaine que vous vous seriez exprimé ainsi s'il s'agissait d'un homme", a-t-elle ajouté sous les applaudissements. "Vous utilisez votre temps de parole a mauvais escient", a ajouté la présidente de la Chambre Eliane Tillieux, M. Francken pointant ses applaudissements à l'intervention de Mme Matz. Sur Twitter, le député nationaliste a annoncé qu'il écrirait à la présidente pour lui exprimer son mécontentement.

"Le sexisme m'est complètement étranger", s'est défendu M. Francken, niant toute attaque basée sur le genre.

"Ne pensez pas que vous m'impressionnez parce que vous criez fort", a rétorqué Ludivine Dedonder, appelant Theo Francken à vérifier ses allégations à propos des tests physiques.

Le débat devrait revenir dès demain/mercredi matin en commission Défense lors de l'examen en urgence du projet de loi fixant le contingent de l'armée pour l'année 2021.

Deux points prévus à l'ordre du jour restaient à discuter mardi soir lors de cette séance plénière marathon ouverte à 14h15: une résolution appelant à une solution pérenne du conflit du Haut-Karabakh et une résolution instaurant le 9 décembre comme journée nationale dédiée à la mémoire des victimes des génocides.

La Chambre se réunira à nouveau demain/mercredi en séance plénière dès 10h00 pour le débat sur le budget 2021.