Mardi soir, le ton est monté en séance plénière entre le député Theo Francken (N-VA) et la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder. Ce dernier a accusé la socialiste de ne pas connaître ses dossiers à propos d'un point relatif à la sélection des militaires. L'attitude de M. Francken a fait sortir de ses gonds la députée Vanessa Matz (cdH) selon qui l'ex-secrétaire d'Etat ne se serait pas exprimé de la sorte s'il s'était adressé un homme. Une grande partie de l'assemblée a applaudi l'intervention, y compris la présidente de la Chambre.

M. Francken a démenti tout sexisme de sa part - "je n'ai jamais attaqué personnellement la ministre, ce n'est pas mon style", a-t-il assuré- et a mis en cause Mme Tillieux. Si le président de l'assemblée veut prendre part au débat, il doit quitter le perchoir et prendre place sur les bancs de son groupe politique.

"Hier soir, en soutenant une attaque personnelle contre moi, vous avez enfreint votre propre règlement", a accusé M. Francken.

Mme Tillieux a démenti cette interprétation. "Je n'ai pas pris position dans le débat", a-t-elle déclaré.

La présidente a rappelé mardi à l'ordre le député car il ne respectait pas le règlement en abusant de son temps de parole. "Hier, vous avez enfreint plusieurs articles et c'est ça qui est insupportable", a-t-elle ajouté.

Le député a écrit à Mme Tillieux pour s'entretenir personnellement avec elle de l'incident. "J'espère que l'on pourra en parler entre quatre yeux, entre adultes", a-t-il dit.

L'incident a fait les choux gras des réseaux sociaux. La députée Matz en a fait les frais. "C'est normal que je me fasse insulter depuis le matin par messages Twitter, Facebook, mails par les partisans de Theo Francken parce que j'ai eu l'outrecuidance de le contester à la Chambre sur ses bons et mauvais points et son acharnement sur une ministre ?? #stop", a-t-elle tweeté.