Alors que l'année 2019 touche à sa fin, les négociations se poursuivent au fédéral. Les deux informateurs, Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V), ont rendu leur premier rapport au Roi ce vendredi 20 décembre. Écartant l'idée d'une coalition arc-en-ciel (MR, Open VLD, SP.A, PS, Écolo et Groen) ou bourguignonne (une coalition entre le PS et la N-VA), les deux hommes ont privilégié la piste d'un gouvernement "Vivaldi" (un arc-en-ciel élargi au CD&V). Un scenario contre lequel Theo Francken a mis les francophones en garde. " Aux élections de 2024, ils ne devront alors pas se plaindre si des partis nationalistes flamands obtiennent la majorité, a décrété l'ancien Secrétaire d'Etat à la Migration à Sudpresse. Celui qui se dit homme d’État ne peut dire toujours non à nos revendications institutionnelles raisonnables. Ce n’est pas extrémiste de demander plus d’autonomie… Ceux qui disent aimer la Belgique ne doivent pas jouer avec le feu".

L'occasion également pour le nationaliste flamand de faire le point sur l'année écoulée. "2019 a été une année très difficile", a-t-il estimé. Je suis très content de mon résultat électoral mais je suis un homme de parti. Il était plus important à mes yeux que le parti obtienne un bon résultat que moi". Toutefois, l'homme ne s'est pas dit surpris de la victoire du Vlaams Belang en Flandre. "Les attentats de 2016 ont laissé des séquelles chez les gens, ils m’en parlent encore sur les marchés, aussi de la migration, mais jamais rien sur le climat", a-t-il expliqué à Sudpresse.

Mais Theo Francken a dit ne pas craindre d'éventuelles élections anticipées. "Un démocrate ne peut jamais avoir peur des élections…, a conclu le nationaliste flamand. Mais dire que les élections sont la meilleure solution actuellement, je ne le pense pas du tout".