La coalition Vivaldi continue plus que jamais de faire débat dans les négociations fédérales. Alors que Pieter de Crem vient de remettre en cause la participation du CD&V à celle-ci, Theo Francken (N-VA) a renchéri au micro de BelRTL ce jeudi matin.

"Ce serait incompréhensible", a-t-il estimé. "Ils ne sont pas nécessaires. C’est toujours dangereux d’aller dans un gouvernement dans lequel on n’est pas nécessaire. Ce sera un gouvernement belgicain et de gauche. Alors que le CD&V veut un gouvernement de droite et flamand. Il y a beaucoup de membres du CD&V qui ont des doutes ou qui sont contre", a réagi l'élu N-VA.

"Ce qui est nécessaire pour l'avenir du pays, c'est d'avoir un grand accord historique entre le PS et la N-VA", a également souligné Theo Francken.

Le député a estimé que certains éléments de l'actuel projet d'accord du gouvernement étaient bons.  "Je ne m'opposerai donc pas par principe, je m'opposerai sur le contenu. On doit être adulte dans ce débat: quand ce sont des choses que la N-VA veut aussi, on va les soutenir.", a-t-il fait savoir. "Je ne vais pas être Laurette Onkelinx: quand moi j'étais secrétaire d'Etat, la première semaine, elle a crié comme une folle : "Raciste, Discrimination, Nazi". Ça je ne vais pas le faire".

Quant à la prolongation de 15 jours du mandat de Sophie Wilmès, Theo Francken a jugé que ce n'était "pas correct" qu'elle ne demande pas la confiance du Parlement. "La Première ministre a fait une promesse au Parlement. (…) Quand on fait une promesse on doit la tenir. On va lui demander de demander la confiance. Ou elle a la confiance des partis Vivaldi, ou elle est en affaires courantes…", a-t-il insisté.

"Nous voulons qu'elle tienne sa parole. Qui peut dire que le 1er octobre il y aura un gouvernement ? Ce serait super rapide, en quelques semaines… Il y a encore toute une série de points super importants qui doivent être tranchés (énergie, migration, sécurité, budget). En deux semaines, ce serait un record, je ne pense pas que ce soit possible de faire un gouvernement. Donc on est peut-être parti sur un mois, puis sur 2021… Sans la confiance du Parlement… Moi, démocratiquement, j'ai un problème avec ça", a-t-il déclaré.