Alors que la suédoise vit peut-être ses dernières heures ce week-end, le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration a fait des déclarations fracassantes dans une interview accordée à nos confrères de Sudpresse.

Le gouvernement Michel est-il sur le point d'imploser? Rien n'est moins sûr. "C'est le week-end de vérité", a confié un libéral de haut rang à la Libre Belgique ce vendredi, ajoutant qu'aucune "issue favorable pour la majorité" n'était à espérer selon lui.

Des propos corroborés ce samedi par le nationaliste flamand et secretaire d'État Theo Francken, dans une interview accordée à nos confrères du groupe Sudpresse. Dans celle-ci, il est très clair: "S'il y a un engagement sur le pacte sans notre accord, la N-VA sortira du gouvernement". Dans les prochaines heures, un "kern" et un conseil des ministres de la dernière chance devraient être organisés par le Premier ministre afin de tenter de trouver un accord au sein de l’exécutif à l’égard du Pacte. Dès lors, on devrait en savoir davantage sur l'avenir - s'il y en a un - de notre gouvernement.

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Plus isolés que jamais sur la question du Pacte de l’Onu, les nationalistes flamands ont notamment été bousculés par la violence des attaques du CD&V et de l’Open VLD lors des débats de jeudi à la Chambre et ont décidé de leur rendre les coups reçus.

Mais que se passera-t-il si la N-VA tire la prise gouvernementale? On apprend déjà que des éventuelles élections anticipées coûteraient au moins 8 millions d'euros supplémentaires aux 12 millions d'euros déjà prévus en vue des élections du 26 mai 2019, comme l'indique Het Laastste Nieuws. Soit, personne n'a intérêt à connaître un tel scénario.