Theo Francken expulse vers Bagdad…

"Samedi, nous avons pour la première fois procédé à un éloignement forcé vers Bagdad (Irak). Il s’agit d’un dangereux terroriste qui se trouvait en prison et qui a été placé dans un centre fermé. Nous y étions attelés depuis plusieurs mois. Il s’y est largement opposé mais dans l’ensemble, l’opération s’est bien passée. Il ne peut plus revenir. Une interdiction d’entrée sur le territoire est effective", a tweeté le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), dimanche matin. Le texte est accompagné d’une photographie montrant les négociations effectuées plus tôt dans la semaine avec la délégation irakienne dans les bâtiments de l’Office des étrangers. Les avions vers la capitale irakienne étaient nombreux à décoller du tarmac de l’aéroport de Bruxelles mais rapatriaient jusqu’alors des demandeurs d’asile déboutés qui se sont portés volontaires au retour. Il s’agit donc d’un cas exceptionnel puisque l’Irak ne fait pas partie de la liste des "pays sûrs", même si le secrétaire d’Etat aimerait qu’il en soit ainsi. Le service des affaires étrangères indique d’ailleurs sur son site que "tous les voyages en Irak sont formellement déconseillés", que "la situation sécuritaire en Irak reste instable et très dangereuse pour tous les voyageurs" compte tenu des "risques d’attentats et d’actes de banditisme importants".

… et se félicite du nombre de personnes renvoyées dans leurs pays d’origine

Theo Francken s’est également félicité du nombre de personnes renvoyées dans leur pays d’origine en 2016. L’an dernier, 10 907 étrangers ont ainsi quitté le territoire, ce qui constitue une hausse de 8 % par rapport à 2015, révélait samedi "De Standaard". Le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration visait le cap des 11 500 mais, en raison de l’attentat à l’aéroport le 22 mars, de nombreux vols de rapatriement n’ont pas pu avoir lieu. Les chiffres émanent de l’Office des étrangers et correspondent à la somme des rapatriements, des retours à la frontière, des rapatriés volontaires ainsi que des renvois de demandeurs d’asile dans le pays dans lequel ils sont entrés dans l’Union européenne. L’application plus stricte du règlement de Dublin a en effet joué un rôle important puisque 1 138 demandeurs d’asile ont été obligés de retourner dans un autre pays de l’Union européenne.