L'homme fort du syndicat socialiste, récemment condamné dans le cadre du blocage d'une autoroute il y a cinq ans, dénonce une atteinte à son honneur, et estime M. Bouchez auteur de calomnies et d'injures. Thierry Bodson et 16 autres syndicalistes ont été condamnés le 23 novembre à des peines de prison avec sursis pour entrave méchante à la circulation, devant le tribunal correctionnel de Liège. Au cours d'une journée de grève à l'automne 2015, ils avaient bloqué l'E40 à hauteur de Cheratte.

Dans la foulée du jugement, M. Bouchez avait indiqué sur les réseaux sociaux que l'action de blocage avait entraîné un décès, celui d'une patiente dont le chirurgien ne serait pas arrivé à temps pour l'opération car il était bloqué dans cet embouteillage sur l'autoroute. La justice n'avait cependant pas établi de lien entre le décès de cette dame et l'action syndicale, prononçant ainsi un non-lieu.

Pour Me Mercier, conseil de Thierry Bodson, Georges-Louis Bouchez "a calomnié tous ceux qui sont concernés par la décision du 23 novembre en établissant un lien tout à fait erroné entre le blocage et le décès d'une personne tierce, soumettant ainsi personnellement le plaignant et l'organisation syndicale qu'il représente au mépris du public".

Pour le président des Réformateurs, cette plainte le visant "n'a aucun fondement juridique". "Le lien causal n'a pu être établi entre la mort de la patiente et le blocage de la voie, mais il y a un fait: une personne est morte, le chirurgien n'est pas arrivé à temps. Si je dis qu'il pleut, ça ne veut pas dire que j'en impute la responsabilité à quelqu'un!"