Les présidents des trois partis gouvernementaux, Georges-Louis Bouchez (MR), Egbert Lachaert (Open Vld) et Joachim Coens (CD&V), tentent depuis plusieurs semaines de rassembler dans une réunion plénière les dirigeants des six partis, après de nombreux contacts bilatéraux. Mais jusqu'ici, ils n'y sont pas parvenus. Le sp.a -seul parti de gauche dans cette potentielle alliance- veut notamment obtenir des garanties sur certaines de ses priorités.

Les trois présidents rédigent une note de base à une négociation. "La note évolue bien", a assuré vendredi matin M. Bouchez, interrogé sur le plateau de LN24.

Le président libéral espère toujours réunir les six présidents pour leur présenter le document d'ici le 21 juillet. Mais à ses yeux, la discussion peut ensuite s'élargir à d'autres partis.

"On a commencé à six parce que ces six partis n'ont pas d'exclusive les uns par rapport aux autres. On démarre avec eux mais une invitation sera faite à l'ensemble des partis (sauf le Vlaams Belang et le PTB, ndlr), dont le PS, dès que la note est fixée", a expliqué M. Bouchez.

"On veut la majorité la plus large possible. S'il y a un refus de l'ensemble des autres partis, on avancera à six. Ce pays a besoin d'un gouvernement. On n'est plus en train de faire de la dentelle. On essaie simplement de gérer le pays, c'est ce que nos concitoyens attendent", a-t-il ajouté.

Jusqu'à présent, aucun terrain d'entente n'a pu être trouvé entre le PS et la N-VA, à tel point que pour M. Magnette, l'affaire paraissait entendue: aucune alliance ne lui semblait possible avec les nationalistes flamands. Au sein du PS, les positions semblent évoluer: face au risque de l'opposition, de plus en plus de voix s'élèvent en faveur d'une négociation avec la N-VA. Mardi, M. Magnette a expliqué sur le même plateau qu'il était prêt à discuter avec la N-VA, l'important étant à ses yeux le "contenu". Il n'est pas question pour lui de compléter l'ex-coalition suédoise (libéraux, CD&V et N-VA, rompue en décembre 2018).

Ce dégel du PS change la donne. Vendredi, De Morgen évoquait sur son site internet des concertations discrètes entre le PS, le sp.a et la N-VA. L'information n'a pas été confirmée.