"Un terrible constat d'échec", titre La Libre, pointant d'une part la stratégie "tester-isoler-vacciner" et d'autre part l'adhésion aux mesures, qui ne cesse de baisser face à des mesures controversées. "Les mesures annoncées sont loin d’être claires ou précises. Pour marquer les esprits et casser la vague, il fallait des mesures fortes, pas arbitraires", peut-on lire dans l'édito. "Comme en mars 2020, on en revient à appliquer les mêmes restrictions, à entretenir les mêmes maux sur notre santé mentale et à accumuler les erreurs logistiques. Quel échec. Terrible. Dramatique", conclut La Libre.

Selon De Tijd, la frustration provoquée par ce nouveau confinement ne peut pas être attribuée uniquement aux politiques, qui sont eux aussi forcés de réagir face aux changements du virus. Pour le média, le "printemps des libertés" promis il y a peu par Alexander De Croo s'est transformé en "été avec moins de soucis".

"Un an après le premier lockdown en mars 2020, nos dirigeants n’ont trouvé qu’une seule solution pour enrayer la pandémie : on referme (ou presque). Avec cette insupportable impression que l’on se fiche de nous et que tout est de notre faute", soulignent nos confrères de la Dernière Heure. Ceux-ci insistent sur les multiples scandales vécus depuis le début de la pandémie (masques, testing, vaccination), pour lesquels aujourd'hui encore "il n’y a aucun responsable".

"Les désaccords entre les différents gouvernements nous ont fait perdre une semaine"

Le Soir souligne la difficulté à maintenir le lien social : "Ce virus nous tue physiquement, mais aussi sociétalement, il nous divise. Il tire sur la cohérence et la crédibilité politique, il met à mal les liens entre les individus, il oppose les secteurs d’activité : tout le monde est usé, tout le monde est fâché". Le média accuse également le gouvernement d'avoir perdu du temps. "Si le gouvernement est en échec ce mercredi, c’est parce qu’il aurait mieux valu qu’il prenne ces décisions dès vendredi plutôt que de perdre cinq jours en misant sur une adoption de guerre lasse".

Pour De Standaard, la Belgique a bel et bien perdu du temps. "Au-delà des querelles de partis, les politiciens n'ont pas donné le meilleur d'eux-mêmes. Les désaccords entre les différents gouvernements nous ont fait perdre une semaine", affirme le quotidien flamand, qui demande des comptes au gouvernement.

Dans les pages de l'Echo, c'est le manque "de cohérence et de constance" des décisions prises pour cette "pause pascale" qui est noté. "Souligner l’urgence après avoir perdu des jours autour de disputes politiques. Tout cela sent l’improvisation." Le quotidien met également l'accent sur le coût économique du retard de la vaccination belge. "À cet égard, ce n’est pas d’une pause dont notre pays a besoin. Mais d’un fast forward", conclut l'Echo.