Le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, a dénoncé une "tentative de manipulation" du Premier ministre à propos de la réunion du comité de concertation et des discussions relatives aux tunnels de la capitale. Au cours de la réunion, le Premier ministre Charles Michel et le ministre-président flamand Geert Bourgeois ont exprimé leur "stupéfaction" devant les réponses à leurs yeux trop faibles données par le gouvernement régional sur le problème des tunnels, indiquait-on à bonne source à l'issue de la réunion.

M. Vervoort a contesté avec "colère et incompréhension" cette information et renvoyé le fédéral à ses responsabilités en ce qui concerne les retards du RER.

"A aucun moment, ni le Premier ministre, ni le ministre-président flamand n'ont manifesté étonnement ou embarras. Le réseau RER a été mentionné mais absolument aucun calendrier, ni investissements n'ont été avancés. Le fédéral a été incapable de proposer le moindre engagement sur ce dossier", a fait remarquer le ministre-président.

Au cours de la réunion, M. Vervoort a exposé la situation des tunnels à ses collègues et les pistes exploitées, en rappelant qu'il ne demandait rien aux autres entités. Il a ensuite ouvert plus largement le débat à la mobilité.

M. Vervoort dénonce une "tentative de manipulation" du Premier ministre. "A l'heure où la concertation se doit de déboucher sur des solutions concrètes dans l'intérêt de tous les citoyens, jeter l'opprobre sur la Région bruxelloise pose question sur la bienveillance du gouvernement fédéral envers l'ensemble des Belges", a souligné le ministre-président.


Olivier Chastel (MR) juge que "l’inaction du gouvernement bruxellois nuit à tout le pays"

Le président du MR, Olivier Chastel, a réagi à la réunion du comité de concertation de ce mercredi. "Je dénonce l’inaction du gouvernement bruxellois. Une inaction qui nuit à l’image de Bruxelles, capitale déjà malmenée par la menace terroriste. Vu l’importance économique de la ville et le grand nombre d’entreprises qui y sont concentrées, c’est notre pays tout entier qui est menacé par l’inconsistance de la majorité au pouvoir".

Pour Olivier Chastel, le ministre-président Rudi Vervoort et son ministre de la Mobilité Pascal Smet doivent prendre leurs responsabilités. "Qu’ont fait les gouvernements successifs à Bruxelles ces 10 dernières années pour entretenir les tunnels, veiller à la sécurité des automobilistes et assurer leur déplacement dans la ville ?", se demande-t-il.

"Les mains dans les poches"

Vincent De Wolf estime pour sa part que Rudi Vervoort s’est présenté « les mains dans les poches » devant le Comité de concertation ce alors qu’une volonté claire de collaboration entre le fédéral et la région était annoncée dans le cadre de la crise des tunnels bruxellois.

Le chef de groupe MR pose désormais la question de savoir si "M. Vervoort a la capacité et la volonté de dialoguer avec un niveau de pouvoir vers lequel il renvoie systématiquement tous les problèmes".